[Costa Rica] Comment le tourisme de masse peut changer totalement un pays ?

[Costa Rica] Comment le tourisme de masse peut changer totalement un pays ?

Cet article est publié dans le cadre de l’opération “Unis pour un tourisme alternatif”. Orchestrée par Voyageurs du Net et parrainée par Voyageons-Autrement, ABM, Babel Voyages, EchoWay et Viatao, cette opération vise à promouvoir dans la blogosphère le tourisme alternatif et responsable.

Cela fais maintenant un mois que je suis au Costa Rica, et je commence à avoir fait un bon bout de chemin dans le pays. Ce dernier dispose de près de 6% de la biodiversité mondiale et est donc un incroyable paradis pour les amoureux de la nature. Cependant, le tourisme de masse est en train de transformer littéralement le pays. Des coins, qui étaient jusque là isolés, se transforment petit à petit en véritable Disneyland pour touristes… 

Les prix sont multipliés…

Et oui, commençons par ce qui choque le plus, aux premiers abords : les prix. L’arrivée massives d’américains (nommés les « Gringos« ) sur le territoire n’y est bien entendu pas étrangère. Depuis quelques année, le pays prend près de 6% d’inflation par an ! Ils ont été nombreux à racheter des backpack’, des hostels, à monter des Ecolodge (qui une fois tous entassés les uns sur les autres ne sont plus vraiment écolo…) en proposant les mêmes tarifs… qu’aux États-Unis finalement !
Les « Ticos » (habitants du Costa Rica) ont bien entendu suivi le mouvement, augmentant également leurs tarifs. Ce qui est plus que compréhensible, le coût de la vie ne cessant d’augmenter également pour eux. Il faut maintenant parfois compter plus de 20 dollars pour une simple chambre en cabinas !

Les restaurants ont également fait flamber leurs prix en particulier pendant la haute saison et dans les principaux endroits touristiques. Comptez au minimum 8 à 10 dollars pour un bon repas ! Heureusement, les plats traditionnels comme le casados ou les nachos restent abordables et surtout un régal ! 🙂

plat typique Costa Rica
Le célèbre Casado !

Les guides « locaux »

Mettons un peu de côté l’argent, pour entrer, dans ce qui est à mon sens primordial dans un voyage : les relations avec les locaux. Certains villages, comme Tortuguero, ne vivent que du tourisme. Autant dire, que les habitants sont prêts à tout pour vous vendre un tour en canoë, une balade guidée dans un parc national etc…
À mon arrivée à Tortuguero, c’était impressionnant de voir comment les locaux se jetaient littéralement sur les touristes (dont je fait parti :)) dès leur arrivée. Il faut ainsi toujours être sur ces gardes, certains n’hésitant pas à vous faire croire qu’ils sont étudiants en biologie et incollables sur la biodiversité de la région alors qu’il n’en n’ai rien ! (histoire vécue !).

Heureusement pour moi, j’ai eu beaucoup de chance lors de mon passage là-bas, et je suis tombé sur un guide fantastique. Vous pouvez retrouver les photos de ce périple ici.

costa rica

Bref… tout cela pour dire, qu’il est vraiment difficile dans ces conditions d’instaurer une véritable relation de confiance avec des locaux, en particulier dans les grosses places touristiques. Heureusement, la gentillesse de ces derniers, qui n’ont rien à gagner quand vous êtes perdus ou à la recherche de renseignements, reste fabuleuse !

Et qu’en penses vraiment les « Ticos » ?

Pour avoir parlé avec quelques « Ticos » depuis mon arrivée ici, je dois dire que j’ai été plutôt surpris de leurs retours. Ils sont finalement très heureux de ce développement massif du tourisme. Ce n’est pas pour rien que c’est devenu le premier secteur économique ! Ils reconnaissent très bien que les touristes leurs apportent beaucoup d’argent et ont finalement fortement contribué au développement intensif du pays.

Cependant, leurs avis est bien différents lorsque l’on parle des « gringos » et de leur volonté de monter un business un peu partout… Ils sont bien entendu contre et pour cause, certains endroits ont complètement été métamorphosés en raison de l’arrivée massive des américains. Même si je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, la baie de Nicoya est apparemment le parfait exemple. L’anglais étant notamment devenu la langue principale !

Alors vous me direz, étant touriste moi-même, je suis plutôt mal placé pour avoir ce genre de réflexion… Malgré tout, je pense qu’il y a, et il y aura toujours, deux formes de tourisme. Le tourisme alternatif et responsable promulgué notamment par les voyageurs du net, se faisant dans le respect des locaux et de leur culture et le tourisme de masse, n’ayant peu d’égard pour le pays en lui-même et simplement à la recherche de la plus belle photo !

Et pourquoi ne pas partir au Costa Rica cet année ?

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Costa rica bannière

15 réactions au sujet de « [Costa Rica] Comment le tourisme de masse peut changer totalement un pays ? »

  1. Sont-ce des « frijoles » que je vois dans ton « casado » ? Cela ressemble à certains plats de la côte mexicaine et du Guaté. Vingt dieux, ça me donne faim !

    Merci pour ta participation à notre opération. Si tu voyages en Amérique centrale, tu verras que beaucoup de choses sont similaires dans plusieurs pays. On remarque également au Guatémala que les business touristiques sont gérés par des américains. On m’a dit qu’à Antigua, les business touristiques étaient tenus à plus de 95% par des étrangers, dont la plupart américains. Non seulement, les locaux ne peuvent pas bénéficier pleinement de la manne touristique, et en plus, comme tu le dis, cela fait augmenter les prix. Résultats : les richesses naturelles du pays sont accessibles aux étrangers, mais de moins en moins aux locaux car les zones touristiques sont de plus en plus chers.

    C’est pour cela que je suis tout à fait d’accord à ce qu’il y ait 2 prix différents pour certains droits d’entrée dans les parcs naturelles, vestiges archéologiques… Un prix pour les résidents, un prix pour les touristes. C’est aussi le cas au Costa Rica, non ?

    1. Oui c’est exactement la même chose au Costa Rica ! Par exemple, l’entrée des parcs nationaux est de 2dollars pour les locaux et 10 dollars pour les touristes comme nmoi ! 🙂

    2. Oui il y a toujours un prix différents pour les résidents et les touristes. Par exemple, pour les parcs nationaux, c’est 2 dollars pour les « ticos » et 10 dollars pour nous. Je suis entièrement d’accord sur le principe, même si parfois il y a un peu d’abus, le moindre volcan étant transformé en « Parc national » et on se retrouve à payer 10 dollars simplement pour l’apercevoir.

  2. Cela me rappelle le Vietnam. Si vous avez vraiment envie de rencontrer des personnes qui ne penses pas qu’à vous « arnaquer » ou vous faire payer minimum le double du prix, mieux vaut éviter les aires touristiques.

    D’ailleurs, saviez vous qu’auparavant il y avait une loi qui imposait un prix pour les locaux et un prix pour les touristes?
    kevin @voyage au Vietnam Articles récents…Le lac Hoan Kiem à HanoiMy Profile

  3. moi personnellement je n’aime pas le tourisme de masse … je trouve que dans ce genre de tourisme il y une consommation intensive des ressources naturelles , une destruction de l’environnement et une transformation des cultures locales …

    merci ce bel article !!
    Sté@nouveau horizon Articles récents…Aller à RômeMy Profile

  4. Salut Benjamin,
    Merci pour cette participation à notre opération « Unis pour un tourisme alternatif ».
    J’envisage de m’octroyer qq semaines de vacances au Nicaragua — il n’est pas exclu, y’a même de fortes chances, que je passe la frontière costaricaine pour renouveler mon visa sur les 4 pays centraméricains.
    Tu serais dans les parages dans 15 jours ? Si ça te branche de monter me rencontrer au Nicaragua, fais-moi signe.
    A bientôt,

    Mikaël

    1. Salut Mike,

      Je viens tout juste de rentrer sur Miami, je ne suis donc plus dans les parages. C’est dommage, ce petit tour au Nicaragua aurait été un plaisir vu tout ce que j’ai entendu à propos de ce pays.
      A bientôt, quelque part dans le monde 😉
      Ben’

  5. Le tourisme de masse apporte de bonnes choses mais aussi beaucoup de mauvaises. Malheureusement ça me semble compliqué de pouvoir lutter contre lui face au pouvoir de l’argent. A nous tout simplement d’essayer de l’éviter en sortant des sentiers battus lorsqu’on visite un pays 😉

  6. Le tourisme en soit est une bonne chose pour les populations locales mais c’est certain que l’afflux massif de touristes peut avoir des effets pervers. Trouver l’équilibre est délicat. La Thaïlande par exemple est devenue une usine à touristes même si ça reste une belle destination. Espérons que le Costa Rica trouvera ça voie
    Le Baroudeur Articles récents…L’Etat du Wyoming par Nicolaus WegnerMy Profile

    1. Je n’ai jamais été en Thailande, mais je ne fais que d’entendre parler de ce pays… C’est dommage que des pays comme ça se transforme en véritable usine à touristes et perdent tout leur charme authentique !

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