Le regard DIFFÉRENT des autres, sur TOI, quand tu es voyageur…

Le regard DIFFÉRENT des autres, sur TOI, quand tu es voyageur…

Quand je parle de voyageur dans mon titre, j’évoque plus particulièrement celui qui voyage avec son gros sac à dos sur les épaules, avec ses chaussures de marche au pied, vagabondant au rythme que bon lui semble. C’est mon cas personnellement. Et l’idée de cet article m’est venu la semaine dernière, alors que je me baladais dans les rues de Lyon, avec ma petite vingtaine de kilos sur le dos. Un sans-abri m’a interpellé pour me dire « Bon courage à toi!« . Visiblement, il a dû croire que j’étais dans le même cas de figure que lui. Dans un premier temps surpris, j’ai par la suite rigolé intérieurement de la situation pendant plus d’une heure après…

Si lui pensait cela, qu’est-ce que les autres pouvaient bien s’imaginer…

Partir Voyager sac a dos
Sur le départ, pour mon voyage au Costa Rica…

Tenue de voyageur, ou comment faire rire ou… faire peur à autrui !

Pendant plus d’une heure, je me suis baladé dans les rues de Lyon, cherchant à rejoindre la gare de Perrache, alors que j’étais à l’autre bout de la ville. Ayant plus de trois heures devant moi, avant l’arrivée de mon co-voiturage, je n’avais aucune envie de prendre le tram et j’ai préféré parcourir la ville à pied.

Cependant, ne connaissant pas du tout Lyon, j’ai dû demander plus d’une fois mon chemin et c’est là que chacun a sa réaction.

Il y a ceux qui ont peur. Peur de je ne sais quoi. Je leur demande mon chemin. Il recule de trois pas avant de me répondre timidement et de s’en aller rapidement.

Il y a ceux qui sont interloqués. Surpris. Surpris que j’ose marcher 30 minutes pour aller d’un bout à l’autre de la ville, dans une métropole où chaque minute compte.

Il y a ceux qui auraient pratiquement pitié de vous. Pitié que vous soyez là, à marcher pour aller à une gare, alors que le tram est à côté.

Et heureusement, il y a ceux qui rigolent. Il rigolent de mon sac à dos qui dépassent largement au-dessus de ma tête. Ils m’indiquent le chemin avec plaisir.

Et finalement si il y en a bien un, qui rigole toujours de la situation, c’est bien moi. C’est quand même curieux de passer pour un extraterrestre, simplement parce que je vagabonde dans les rues, avec un gros sac sur le dos. Je n’ose même pas imaginer ce que les gens s’imaginent parfois ! 🙂

D’ailleurs, en y repensant, depuis quelques années, cela a entrainé plus d’une situation cocasse

Partir Voyage regards des autres

Quand un simple apriori entraîne de belles rencontres

 

Depuis 5 ans que je voyage au rythme des rencontres et des paysages, seul ou accompagné, mais toujours en mode « Routard », j’ai intrigué plus d’une personne. Voici un petit florilège des situations qui m’ont le plus marqué :

À New-York, alors que je marche seul dans une rue adjacente à Times Square :

« Je me balade tranquillement. Trop tranquillement. En particulier pour une femme qui passe juste à côté de moi. Elle me demande où je souhaite aller. Je n’en sais trop rien en fait. Je découvre petit à petit son immense mégalopole. Elle a dû mal à comprendre… Elle me fait un petit discours, qui, à quelques mots près, donnait ceci : « Ici les gens savent où ils vont. Ils y vont d’un pas déterminé. Sûrs d’eux. Avec des objectifs en tête, qu’ils veulent réussir ! »

À Melbourne, pendant mon road trip en Australie, avec mon compagnon de route :  

« Le van est garé dans un quartier résidentiel. Nous cuisinons tranquillement une omelette. Intrigué (ce qui est un peu normal…) le propriétaire de la maison d’à côté sort. Il nous demande ce que nous faisons là. À peine quelques mots de sortis pour expliquer notre situation, qu’il nous ramène une bouteille de vin blanc et deux bières. Nous finirons finalement toute la soirée chez lui ! »

Dans un train, en direction de la Laponie suédoise :

« Nous sommes deux à arriver dans le train avec nos combi’ de ski sur nous (et oui pas la place de les mettre dans le sac !) et nos énormes sacs. À peine 10 minutes, après s’être assis, deux suédois nous accostent et nous demandent ce qu’on fou ici. On leur dit que nous nous rendons en Laponie. Ils comprennent encore moins ce qu’on va foutre là-bas ! Malgré tout, intrigués, la discussion se poursuivra pendant près d’une heure, autour de quelques verres de Whisky ! 😉 »

C’est finalement si curieux et en même temps universel, comment une simple tenue, un simple style, peut surprendre les gens, et leur donner une perception de vous, qui est parfois bien loin de la réalité. C’est humain. Et il faut parfois mieux en rire qu’autre chose.

Et vous, vous êtes vous déjà retrouvé dans de telles situations en voyage ? Quels types de réflexions avez-vous déjà eu dans la rue ?

3 réactions au sujet de « Le regard DIFFÉRENT des autres, sur TOI, quand tu es voyageur… »

  1. Après deux mois de marche (chemin de Compostelle au départ de Paris), je me retrouve dans une gare au Portugal à attendre des amis avec qui je devais passer quelques semaines.
    J’étais assise sur mon gros sac de voyage, ma chienne dormais à mes pieds, et plusieurs personnnes m’ont tendu pièces ou cigarettes…
    Lorsque mes amis sont arrivés, l’un d’eux me dit que si je n’étais pas venue à leur rencontre, il ne m’aurait pas reconnu…
    J’avoue que lorsque je me suis vue dans un miroir en pied, j’ai compris (pantalon noir brulé par le soleil et les lavages à la main, visage marqué,…)
    Tant que l’on se trouve sur les chemins de rando balisés, les gens ne se posent pas trop de question.. mais une fois que l’on en est éloigné…
    Souvenirs souvenirs…

    1. Belle histoire Karine, et merci de l’avoir partagé ici. Il m’est arrivé un peu la même histoire une fois à Lyon, même si ce n’était pas à ce point. Je me baladais dans les rues avec mon gros sac à dos et un sans-abri m’a souhaité « Bon courage ! » ça m’a tellement surpris d’un côté, et amusé de l’autre, que je n’ai même pas su quoi répondre…

      Bonne continuation à toi.

  2. C’est vrai que le voyageur au long-cours portant un grand sac à dos s’est effacé du paysage ces dernières années alors que les horribles bagages à roulettes se sont emparés du sol lisse des gares et des aérogares (en dehors duquel ils ne survivent pas 15mn).

    C’est vrai qu’on passe de plus en plus pour des extra-terrestres en attirail de globe-trotters et que dans nos grandes cités, l’imaginaire collectif a vite fait de nous cataloguer comme SDF, d’où le malaise induit et les réactions surprenantes comme en témoigne Benjamin et qui sont propres à nous plonger dans de grandes réflexions.

    Et réflexions faites, il y a bien un adn commun entre SDF et voyageur au long-cours, de mémoire immémoriale, c’est une grande fraternelle. Que les offusqués s’écartent avec leurs préjugés, ils nous font pitié.

    Longue route à vous,

    Jérome

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