[Extrait n°2] – À la découverte de la Tasmanie et de Bruny Island…

[Extrait n°2] – À la découverte de la Tasmanie et de Bruny Island…

[box type= »bio »] Voici le deuxième extrait de mon livre « Le Voyage d’Ozcar » où je raconte l’ensemble de mon road trip en Australie entre 2010 et 2011. Vous pouvez également lire l’extrait n°1 en cliquant ici ainsi que différents articles sur l’île continent et mon aventure en cliquant ici et .[/box]

Arrivés en Tasmanie, nous passons les douanes sans problème (aussi appelé la quarantaine), avec un peu de stress quand même à cause des vingt litres d’essence cachés sur le toit du van alors que c’est formellement interdit. En bons français, nous avons préféré prendre des risques plutôt que de jeter 40$ par la fenêtre. Le contrôle devient même assez amusant lorsqu’ils s’aperçoivent de tous les fruits et légumes que nous avons en stock dans le van. Les risques de contamination qui peuvent être occasionnés par l’importation de produits de ce type sont pris très au sérieux dans le pays, c’est pourquoi nous sommes priés de nous débarrasser de l’intégralité de notre arsenal. Malgré tout, les douanières sont très sympas et en rigolent avec nous ! Au fond, nous savons pertinemment que nous n’avons pas déboursé un centime pour tout ça et que tous ces fruits et légumes retournent tout droit où nous les avons trouvés : à la poubelle !

Après cet épisode plutôt comique, nous reprenons directement la route pour nous rendre à Launceston, deuxième ville de Tasmanie derrière Hobart. Située à une centaine de kilomètres du port, nous ne tardons pas à découvrir les routes sinueuses de Tasmanie. Ça monte, ça descend et ça tourne dans tous les sens, sans le moindre signe de ligne droite à l’horizon ! Nous arrivons sur place en toute fin d’après-midi,  trop tard pour visiter les environs, alors nous nous mettons à la recherche d’un emplacement pour passer la nuit. 

Après avoir rapidement fait le tour de Launceston, une ville pas vraiment accueillante, nous prenons la direction des « Liffey Falls » au cœur de l’île. Ces chutes sont littéralement perdues au milieu de nulle part. Quelques kilomètres de marche plus tard, nous apercevons ces magnifiques cascades qui se déversent continuellement dans la rivière. C’est la première fois que nous nous retrouvons en face de chutes d’eau aussi imposantes et nous sommes vraiment impressionnés !

liffey falls

Sur le chemin du retour, en pleine nature sur une « Gravel road », nous croisons un couple avec qui nous avions échangé quelques mots sur le bateau à l’aller. Elle est française expatriée en Australie depuis de nombreuses années et lui est australien et général dans l’armée. Nous prenons le temps de discuter quelques minutes et, avant de nous séparer, ils nous tendent un bout de papier sur lequel est indiqué leur numéro de téléphone :

–  « Appelez-nous quand vous êtes à Brisbane ! Nous irons faire un tour en voilier ! » disent-ils d’un air enjoué. 

Incroyable ! Ce nouvel acte de générosité nous laisse bouche bée ! Encore une preuve que le hasard fait bien les choses ! Nous sommes loin de penser que dans quelques mois, nous allons réellement nous retrouver sur leur voilier, qui tombera en panne, au beau milieu de l’océan…

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Le soir, nous arrivons à Hobart sous des trombes d’eau. Le camping sauvage prend une toute autre allure dans ces conditions. Nous n’avons trouvé aucun endroit pour nous abriter et la nuit est déjà tombée. Nous tentons de nous préparer à manger du mieux possible dans nos deux mètres carrés, c’est plutôt rudimentaire. Il fait une chaleur étouffante à l’intérieur avec la cuisson des pâtes mais nous ne pouvons pas ouvrir le van sous peine d’une mini-inondation de Ozcar… 

Dès le réveil, nous retournons le van pour dégoter nos meilleurs habits, en l’occurrence une chemise toute chiffonnée et un jeans plissé. Nous allons rencontrer la famille chez qui nous avons prévu de rester deux semaines. 

Après nous être légèrement égarés, nous arrivons bien à Margate, petit village situé à quelques kilomètres de Hobart. Kylie nous accueille en compagnie de ses  deux filles de 8 ans : Zoé et Bella, tout sourire ! Une nouvelle fois, pas de surprise, nous sommes directement mis à l’aise et leur gentillesse est indescriptible. La famille héberge déjà d’autres backpackers issus du Help Exchange comme nous. Nous faisons aussitôt la connaissance d’une japonaise prénommée Mayo et d’un autre français, Alex. La maison est ravissante et nous n’avons qu’à traverser la route pour accéder à la plage. Que demander de plus ?!

Les premiers jours, notre travail n’est pas des plus difficiles. Nous sommes trois en compagnie Alex à devoir peindre une grande table de jardin. Une bonne occasion de faire connaissance mais pas exactement le meilleur moyen de progresser en anglais. Alex voyage depuis quelques mois en Australie. Arrivé à Adelaïde, il a longé la côte avant d’arriver à Melbourne et de prendre l’avion pour rejoindre la Tasmanie. Cela fait déjà plus de deux semaines qu’il est logé ici et il n’a pas encore vu Glen, l’ami de Kylie, qui travaille en mer. Très vite, nous ne pouvons nous empêcher d’aborder le sujet du « french shopping » et des poubelles. Du même avis que nous, il est plutôt choqué par le fait de voler dans les magasins mais intrigué par les poubelles.

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Le lendemain, nous faisons enfin la connaissance de Glen. Tout juste rentré de mer avec quatre collègues, il semble exténué par ces derniers jours. Il nous explique être plongeur professionnel et vivre de la pêche d’un coquillage extrêmement rare que l’on ne trouve qu’en Tasmanie. 

Pour la première fois, nous dînons tous ensemble. Le repas se passe pour le mieux et Glen n’arrête pas de discuter avec nous. Au niveau de l’Anglais, nous nous débrouillons comme nous pouvons, chacun fait des efforts et ce premier dîner est très convivial ! La petite Zoé nous interprète une superbe chanson style Opéra. Et malgré ses 8 ans, elle possède une voix impressionnante !

Finalement, même si Mayo, la japonaise parle très bien anglais, elle est tellement timide qu’elle n’ose visiblement pas placer un mot, c’est dommage. Nous sommes désireux de découvrir sa culture mais il n’y a pas de retour. Tant pis !

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Aujourd’hui, Glen nous emmène en forêt avec son 4×4 pour nous montrer notre futur travail. Arrêtés au milieu d’un terrain vague, il nous explique que cet endroit fait figure d’héritage et qu’il est grand temps de s’en occuper. Notre tâche se résume à tout raser. Pas la forêt bien sûr ! Simplement débroussailler les mauvaises herbes, ramasser les troncs d’arbres morts, tondre, bref… rendre le terrain propre ! Il a dans l’optique d’aménager une immense tente pour se retrouver avec ses amis. Nous ne mettons pas longtemps à comprendre que Glen est un grand fêtard. Pour preuve, à peine la journée de travail terminée qu’il nous propose de fumer un joint tous ensemble ! Surpris, nous acceptons avec plaisir. Le genre de récompense pour notre travail que nous apprécions ! 

tasmanie

À la découverte de Bruny Island…

Pour notre deuxième jour, Glen nous annonce que nous partons à Bruny Island. Il nous demande de prendre suffisamment d’affaires pour y passer plusieurs jours. Nous ne connaissions même pas cette île située au sud-est de Hobart qui se trouve être pratiquement déserte et Glen nous explique que de plus en plus de tasmaniens y détiennent une résidence secondaire pour se reposer. Arrivé sur place après moins d’une demi-heure de bateau, nous découvrons le terrain où nous allons travailler ces prochains jours. C’est à couper le souffle ! Glen est en train d’y construire une maison en hauteur, avec un accès sur la mer, à seulement 200 mètres des falaises. 

En ce qui concerne notre travail, c’est simple, c’est le même que nous avons effectué à Hobart. Nous devons ramasser toutes les mauvaises herbes, tondre, déblayer les arbres morts, etc. Il faut rendre cet endroit encore plus magique qu’il ne l’est déjà.

L’organisation est également élémentaire, nous avons quatre jours pour faire tout ça. Il nous fait entièrement confiance et nous laisse seuls ici en pleine nature avec un frigo rempli de saucisse et de bières, autant dire une survie tout confort ! C’est incroyable qu’il nous laisse entièrement sans surveillance alors qu’il ne nous connait que depuis une petite semaine. 

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Il n’y a même pas de mots pour décrire ces quatre jours. Nous sommes totalement coupés du monde avec une vue imprenable sur la mer. Nous travaillons un maximum les deux premiers jours pour avoir le temps d’aller visiter l’île le troisième.

Nous voici donc finalement partis à la découverte du Cape Bruny. Pour se rendre au bout de l’île, il faut emprunter des routes de terre, qui ne cessent de monter et descendre. J’ai encore le souvenir de notre aventure sur la Great Ocean Road où nous étions restés bloqués en plein milieu de la route. Ce n’est pas sans appréhension que je pousse le van dans les côtes. Le moteur gronde de toutes ses forces mais nous arrivons au bout sans trop de problèmes et c’est un spectacle sublime qui se présente face à nous ! Nous avons l’impression d’avoir atteint le bout du monde ! On sent que très peu d’hommes ont posé le pied ici. La montagne se jette dans l’océan et la flore est d’une diversité incroyable. On ne se lasse pas de cette vue !

bruny island

bruny island découverte

Le quatrième jour, Glen est de retour. Satisfait de notre travail, il nous aide à terminer les petits détails. Le soir, nous buvons quelques bières tout en fumant de la marijuana au bord de l’eau. Le genre de soirée qu’on apprécie !

De retour sur Hobart, Glen nous réserve une dernière surprise avant notre départ : une partie de pêche en pleine mer. Sur son bateau, équipé de nos cannes à pêche, il nous explique les fondamentaux de la pêche en mer et c’est sans difficulté qu’on attrape nos premiers poissons, des flatheads, autrement dit des poissons chat. Alex a même la chance d’attraper un bébé requin. Déjà ravi de cette excursion de qualité, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Alors que nous sommes sur le chemin du retour, un banc d’une dizaine de dauphins se met à tourner autour du bateau. Nous explosons de joie comme des enfants ! Nous ne savons plus où donner de la tête ! Le spectacle semble pour nous surréaliste. Pour Glen, il est quotidien. Quoi qu’il en soit, nous ne les quittons pas des yeux un instant. Ils sont à quelques centimètres du bateau et continuent à nous suivre. Ce sont des moments de pure magie, des sensations indéfinissables tout simplement.

dauphins tasmanie

voyage en tasmanie

Glen ne pouvait nous faire plus beau cadeau pour ce dernier jour. C’est en les remerciant du fond du cœur pour ces deux semaines passées en leur compagnie que nous nous disons au revoir tandis qu’Alex reste ici. Nous avons la chance de signer leur livre d’or des meilleurs backpackers Help Exchange, quelle fierté ! Nous serions bien restés plus longtemps mais nous devons préparer notre Overland Track. Glen est admiratif de cette aventure que nous entreprenons. Il nous donne son numéro de téléphone au cas où nous aurions un problème. Une nouvelle fois, la gentillesse de ces gens et leur honnêteté est impressionnante. Nous sommes littéralement tombés sous le charme des australiens…

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3 réactions au sujet de « [Extrait n°2] – À la découverte de la Tasmanie et de Bruny Island… »

  1. La Tasmanie est sans doute un des plus beaux endroits que j’ai visité en Australie, on voit vraiment que sur cette île, c’est la nature qui prend ses droits. Je ne suis pas allée à Bruny Island par contre, par manque de temps.
    Delphine Articles récents…Circuit australieMy Profile

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