Airbnb plafonné à 120 jours par an dans 18 villes françaises

120 jours, pas un de plus. C’est le plafond qui s’est abattu sur l’hébergement touristique type Airbnb dans 18 villes françaises, bouleversant les habitudes de milliers de propriétaires et bousculant les plans de nombreux voyageurs. Depuis la mise en place de cette règle, la location courte durée n’a plus la même saveur : désormais, il faut jongler entre nouveaux textes et attentes des hôtes, tout en évitant les faux pas juridiques. Pour y voir clair, penchons-nous sur ce qui change concrètement et sur les subtilités qui persistent en marge de la réglementation.

Qu’est-ce qu’une résidence ?

La résidence principale, c’est le lieu où l’on pose ses valises pour la majeure partie de l’année. Légalement, on parle d’un logement où l’on passe au moins huit mois sur douze. Pas de place à l’improvisation : si vous possédez plusieurs logements, seule une adresse décroche ce statut, les autres deviennent automatiquement des résidences secondaires, sans exception possible. Appartement en centre-ville, maison à la campagne ou villa avec vue, peu importe, la règle s’applique partout.

Quelles sont les limites à la location Airbnb ?

Depuis le 1er janvier 2019, tout propriétaire d’une résidence principale situé dans certaines communes françaises doit respecter une limite stricte : impossible de louer plus de 120 jours chaque année sur une plateforme type Airbnb. Cette mesure vise à préserver le marché locatif classique, souvent mis à mal par la multiplication des locations saisonnières.

Dans l’ensemble, voici les villes concernées par ce plafond et où il s’applique sans dérogation facile :

  • Versailles
  • Aix-en-Provence
  • Villeneuve-Loubet
  • Annecy
  • Sète
  • Bordeaux
  • Lyon
  • Lille
  • Neuilly-sur-Seine
  • Nice
  • Levallois-Perret
  • Menton
  • Martigues
  • Nîmes
  • Paris
  • Saint-Cannat
  • Roquebrune-Cap-Martin
  • Saint-Paul de Vence

En revanche, cette contrainte ne s’applique pas aux résidences secondaires. Pour ces biens, la location peut dépasser allègrement la barre des 120 jours, sans crainte de sanction, tant que les autres obligations administratives sont respectées. Ceux qui préfèrent déléguer la gestion ou s’assurer d’être dans les clous ont toujours la possibilité de s’appuyer sur l’expertise d’un professionnel de l’immobilier locatif.

Quelles sont les exceptions à la limite des 120 jours de location Airbnb ?

La règle des 120 jours n’est pas gravée dans le marbre pour tout le monde. Des situations précises permettent d’y déroger, à condition de pouvoir en apporter la preuve. Si votre absence du logement dépasse quatre mois par an, pour des raisons médicales ou professionnelles, la réglementation prévoit des aménagements. Il reste néanmoins impératif de justifier chaque cas auprès des autorités compétentes.

Par ailleurs, la location d’une simple chambre dans sa résidence principale échappe à ce plafond, à condition de rester dans la limite fixée par la loi. Autrement dit, il existe des ajustements pour ceux qui veulent continuer à accueillir des voyageurs sans risquer de contrevenir aux règles en vigueur.

La location saisonnière, désormais bien encadrée, impose de jongler avec les calendriers, les attestations et les exceptions. À chacun de trouver l’équilibre entre hospitalité et légalité, sans jamais perdre de vue l’horizon : celui d’un marché locatif plus transparent, mais aussi plus exigeant.

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